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Actualité Psy - semaine 5

COVID-19 ET CAUCHEMARS


Des études avaient déjà mis en évidence les effets de la pandémie actuelle sur la qualité de sommeil et la production des rêves chez les personnes en bonne santé.


Les chercheurs de la présente étude ont voulu comparer le sommeil des personnes saines à celui des personnes atteintes du COVID-19.


Ils sont pu comparer 544 personnes atteintes du COVID-19 à 544 personnes ne l’ayant pas été sur cette même période. Ils ont également cherché des différences entre le sommeil avant la pandémie et celui pendant, dans les deux groupes.


Nous savons que les personnes touchées par la maladie rapportent une santé mentale significativement moins bonne que les autres personnes. Ce résultat est également observé dans cette étude. Les personnes ayant contracté le COVID-19 souffrent davantage d’anxiété, de dépression et de stress post-traumatique.


Globalement, tous les participants ont eu plus de rappels de rêves, c’est-à-dire qu’ils sont plus fréquemment souvenus de leurs rêves au réveil, pendant la pandémie qu’avant.

Avant la pandémie, les deux groupes avaient la même fréquence de cauchemars. Par contre, ceux qui ont fini par attraper le COVID-19 ont eu plus souvent des cauchemars pendant la pandémie.


Les chercheurs ont pu montrer que certains facteurs prédisent l’apparition des cauchemars et parmi eux on peut citer : le rappel de rêve (évidemment nécessaire pour se souvenir d’un cauchemar), le fait de souffrir d’un stress post-traumatique, l’anxiété, l’insomnie, la sévérité du COVID-19, la durée de sommeil et l’âge.


Tout cela a un impact sur la qualité de vie globale des personnes atteintes et sur leur bien-être.


SOURCE :

Scarpelli S, Nadorff MR, Bjorvatn B, Chung F, Dauvilliers Y, Espie CA, Inoue Y, Matsui K, Merikanto I, Morin CM, Penzel T, Sieminski M, Fang H, Macêdo T, Mota-Rolim SA, Leger D, Plazzi G, Chan NY, Partinen M, Bolstad CJ, Holzinger B, De Gennaro L. Nightmares in People with COVID-19: Did Coronavirus Infect Our Dreams?. Nat Sci Sleep. 2022;14:93-108



WHY WOMEN KILL ?


Dans cette étude, les chercheurs ont voulu savoir s’il existait des points communs aux femmes qui ont tué un partenaire ou un membre de leur famille alors qu’elles se trouvaient dans un contexte de violence.


Le mode opératoire : le mode opératoire le plus fréquemment rapporté était l’utilisation d’une arme à feu au domicile.


Diagnostics psychiatriques : La plupart de ces femmes souffrent d’une ou plusieurs pathologies et en particulier de stress post-traumatique, de dépression et d’alcoolisme.


La personnalité : trois dimensions sortent du lot chez la plupart des femmes participant à l’étude :


  • L’échelle D (dépression) : baisse du moral, manque d'espoir dans l'avenir, et mécontentement général de sa vie.

  • L’échelle Pd (psychopathe déviant) : inadaptation sociale et absence d'expériences fortement agréables.

  • L’échelle Sc (schizophrénie) : pensées bizarres, perceptions particulières, aliénation sociale, relations familiales pauvres, difficultés de concentration et de contrôle des impulsions, manque d'intérêts profonds, estime de soi perturbée et difficultés sexuelles.


Histoires : ces femmes avaient des histoires de vie complexes et avaient vécu des événements traumatisants avant d’en arriver au point de non-retour, celui de tuer leur agresseur. Avant de vivre des violences de la part de la personne qu’elles finiront par tuer, la plupart d’entre elles avaient déjà vécu des violences avec d’autres personnes et avaient souvent cherché l’aide des forces de l’ordre avec peu de réussite.


SOURCE :

Samantha Scott, Robert Geffner, Ronald Stolberg & Skultip Sirikantraporn (2022) Common Characteristics of Women Who Kill In the Context of Abuse: A Content Analysis of Case Files, Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, DOI: 10.1080/10926771.2022.2029657

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